Le cœur du métier ne change pas d'hémisphère : un accouplement mal aligné détruit ses roulements, en France comme dans le Pilbara. Ce qui change, c'est le contexte (le shutdown, la documentation, le rythme) et c'est là-dessus qu'un fitter français doit se préparer.
01L'alignement, carte de visite du métier
Comparateurs ou laser, calage millimétrique, correction du désalignement angulaire et parallèle, prise en compte de la dilatation : si vous maîtrisez l'alignement laser, dites-le avec les mots du marché, laser alignment, soft foot, thermal growth. C'est la compétence-signature qui se vérifie dès la première intervention.
02Le shutdown, l'unité de temps du métier
Les campagnes relevées : « 2 à 3 semaines en continu jusqu'à Noël ». Tout est préparé avant l'arrêt (pièces, procédures, permis) puis exécuté en journées de 12 heures avec une densité que la maintenance française courante ne connaît pas. L'endurance méthodique est une compétence en soi.
03La paperasse qui n'en est pas
Permis de travail, isolation-consignation (LOTO), JSA avant chaque tâche, rapports après : sur un site australien, un geste non documenté n'a pas existé. Notre guide « SWMS, JSA, permis » couvre le système, le fitter y est en première ligne, chaque jour.
04Convoyeurs : la spécialité qui embauche
L'annonce urbaine relevée exigeait « expérience convoyeurs » : tambours, rouleaux, jonctions de bande, alignement de bande. Les mines australiennes vivent sur des kilomètres de convoyeurs, cette expérience-là, fréquente dans l'industrie française (carrières, cimenteries), est un sésame sous-estimé.
Guide relu le 8 septembre 2026. Les chiffres cités viennent d'annonces publiques relevées le 21 août 2026 ; la fourchette actualisée au 8 septembre 2026 figure dans la fiche métier et dans le guide « L'escalier des taux ». Les règles de licence viennent des régulateurs australiens (SafeWork et WorkSafe des États) et évoluent : vérifiez toujours à la source.