Les aciers anti-usure de la mine ne pardonnent pas les habitudes d'atelier : préchauffe, hydrogène contrôlé, refroidissement maîtrisé. Le point technique qui fait la différence en entretien d'embauche.
Si vous travaillez en Australie, vous allez souder de la tôle d'usure et de l'acier à haute limite d'élasticité en permanence : bennes, godets, goulottes, blindages, trémies. La marque de référence là-bas s'appelle Bisalloy, et son guide technique impose des règles précises que beaucoup découvrent sur place.
- Préchauffage tabulé. Sur du Structural 60, rien en dessous de 30 mm, mais 140 °C à partir de 100 mm d'épaisseur combinée. Sur de la tôle d'usure Wear 600, 150 °C jusqu'à 50 mm et 200 °C au-delà.
- Énergie de soudage plafonnée, de 0,8 à 5,0 kilojoules par millimètre selon la nuance et l'épaisseur, soit 1,25 à 2,5 kJ/mm en électrode enrobée jusqu'à 40 mm. Trop d'énergie et vous détruisez la trempe.
- Consommables à hydrogène contrôlé obligatoires. Le guide insiste : la maîtrise de l'hydrogène est ce qui évite la fissuration du cordon et de la zone affectée thermiquement.
La norme de référence est AS 1554 partie 4, consacrée aux aciers trempés-revenus à haute résistance. Ce n'est pas de la théorie : sur ces nuances, une erreur de préchauffage se voit à la fissure, parfois des jours après.