Vos qualifications de soudage françaises ne meurent pas en arrivant, mais elles changent de langue et parfois de norme. Le point, norme par norme.
La série AS/NZS 1554 régit le soudage des structures acier : partie 1 pour les structures courantes, partie 4 pour les aciers trempés-revenus, partie 7 pour les tôles minces.
La qualification du soudeur passe par AS/NZS ISO 9606-1, le référentiel qu'utilise l'AWCR, Australian Welder Certification Register, le registre national des soudeurs certifiés. Validité jusqu'à deux ans, sous réserve de confirmations tous les six mois par un responsable, puis revalidation par un examinateur agréé.
Point important : AS/NZS 1554.1 exige une démonstration de capacité tous les six mois. Ce n'est pas une qualification acquise à vie, contrairement à ce qu'on imagine parfois.
Il existe par ailleurs une série proprement australienne, les certificats AS 1796, numérotés de 1 à 9, aciers carbone et faiblement alliés, appareils à pression, chaudières, structures. Il n'y a pas d'équivalent européen : ils se passent sur place. Le certificat 10 est celui de superviseur de soudage.
Pour le visa, le métier est codé 322313, Welder (First Class), évalué par Trades Recognition Australia : un dossier documentaire, trois ans d'expérience minimum avec diplôme, cinq sans, et douze mois d'activité sur les trente-six derniers, puis un entretien technique mené par un soudeur-formateur australien. En cas de succès, vous repartez avec le Certificate III in Engineering – Fabrication Trade.